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Considérées par
les Talibans comme des objets impurs, sources de tous les pêchés,
elles doivent rester enfermées chez elles à l’abri de leur maison
aux vitres voilées de rideaux. Elles n’ont plus le droit d’aller
à l’école, de recevoir une éducation, de travailler, d’aller consulter
un médecin, de faire leurs courses, de circuler librement.
Les Talibans, lors des offensives meurtrières dans les régions du
Nord, ont déporté des milliers de jeunes filles et de jeunes femmes
dont les familles n’ont depuis aucune nouvelle. L’ONU a reconnu
l’existence de prisons pour femmes où seraient détenues des femmes
enlevées lors des attaques talibans dans les régions contrôlées
par l’opposition. Les Talibans ont également tué des milliers de
jeunes gens au seul prétexte qu’ils n’étaient pas de leur ethnie
et donc susceptibles de sympathie pour l’opposition.
Depuis 1996, les
femmes Afghanes vivent une oppression obscurantiste d’une ampleur
sans précédent dans le monde contemporain. L’apartheid appliqué
aux femmes est total.
Comment
leur venir en aide ?
Les fonds peuvent
parvenir aux Afghanes de la Vallée du Panjshir et du Nord de l’Afghanistan
par l’intermédiaire des membres d’associations actives
qui se rendent régulièrement sur place ou par l’Ambassade d’Afghanistan
à Paris.
Dans
beaucoup de villages, les femmes Afghanes souhaiteraient pouvoir
disposer de machines à coudre, pour confectionner des vêtements
décents pour leur famille, mais aussi pour mettre en place des ateliers
de confection de broderie. Ce type de micro-projet est particulièrement
apprécié car il permet aux femmes de se retrouver entre elles et
de s’assurer une certaine autonomie au sein de la communauté.
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A Taloqan
, existait également une association de femmes Afghanes, AWA.
AWA - réunion juillet 2000 Photo Nina Hjmelgren Óciscovision
Cette association oeuvre pour l’insertion des femmes dans
la vie sociale.
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